Une histoire à la croisée des chemins de Compostelle

Artisanat et pélerinage dès le XIIe

Dès le XIIe siècle, le quartier concentre les artisans de la Ville, tout en servant de relais aux pélerins. Ceux-ci faisaient étape à l'Hospice Saint-Jacques, devenu depuis la superbe église Notre-Dame de Bon Secours, dernier exemple d'édifice religieux du style baroque espagnol au centre-ville.

Quartier favorisé jusqu'à la fin du XVIIe

Jusqu'au bombardement de 1695 qui le détruit largement, le quartier accueille les populations les plus aisées de la Ville. Reconstruit dans le style XVII qui le caractérise encore largement aujourd'hui, il est néanmoins progressivement abandonné par les bourgeois qui se retirent progressivement vers des quartiers périphériques.

A partir de là, les jolies ruelles subiront quelques transformations lors des grands travaux du 19e siècle (la rue du Midi est percée et la Senne recouverte).

Un quartier où il fait aujourd'hui bon vivre, pour tous

Aujourd'hui, les trottoirs ont été refaits, les maisons rénovées dans le respect de leurs parfois 4 siècles, de nouveaux commerces ont ouvert, le quartier s'est repeuplé par un vrai métissage de populations de tous styles et niveaux de vie.

C'est donc un quartier plein d'histoire qui s'est organisé autour de l'église du Bon Secours et du Manneken Pis. Il a gardé des siècles passés quelques témoignages de la ville ancienne, mais aussi une tradition d'artisanat, de commerces de proximité, et d'entraide entre ses habitants.